L’italien est considéré comme l’une des langues les plus romantiques et mélodieuses de l’histoire du monde. Son histoire reflète celle de l’Italie et l’unification progressive du peuple italien. 19ᵉ langue la plus parlée dans le monde, et langue officielle de l’Union européenne, elle est utilisée en Italie, au Vatican, à Saint-Marin, en Suisse, en Slovénie, en Croatie et à Malte.
Autrefois, l’Italie ne parlait pas une langue unique. On recensait une quarantaine de langues régionales, proches mais distinctes. Le latin, parlé par les groupes italiques, se divisait en variantes classique et vulgaire. À la Renaissance (XVIᵉ siècle), l’Italie connaît un essor culturel important et acquiert une certaine unité linguistique grâce à ses écrivains, notamment ceux écrivant en florentin (forme toscane parlée à Florence).
Aujourd’hui, l’italien contemporain n’a plus grand-chose à voir avec celui de Dante. Comme toutes les langues européennes, il a beaucoup évolué au fil du temps.
Selon les données de l’ISAT, entre 1987 et 2000, la part des Italiens utilisant uniquement leur dialecte régional à la maison est passée de 32 % à 19,1 %. L’italien parlé et écrit prend progressivement le dessus sur les autres dialectes, dont certains disparaissent, même à l’oral dans les conversations courantes.